vendredi 29 janvier 2010

"Identités"

"Chaque fois, une exposition est une sorte de question posée." C.Boltanski


Un témoignage parmi d'autres vient dire l'extrême finesse de perception de Christian Boltanski: la mort de son père provoqua une mutation étonnante: la libération d'un espace nouveau. Cet espace de la cave pourrait être le lieu des morts, des spectres, de l'inconscient ...

"Reserve" Boltanski 2002


Représentation de l'abscence


En 1988, Boltanski s'empare d'un nouvel élément, le vêtement, qu'il utilise tout d'abord pour créer une œuvre profondément émouvante : Réserve, Canada. Il s'agit d'une pièce qui fait allusion aux entrepôts dans lesquels les nazis remisaient les effets des personnes déportées. L'usage du vêtement chez Boltanski est donc d'emblée lié au thème de la mort, comme c'était déjà le cas pour la photographie. Pour lui, « La photographie de quelqu'un, un vêtement ou un corps mort sont presque équivalents : il y avait quelqu'un, il y a eu quelqu'un, mais maintenant c'est parti ». Le vêtement est lui aussi une trace ou une empreinte qui témoigne d'une vie passée.

C'est à ce titre que les vêtements sont présents dans la série des Réserves réalisées à la suite de Réserve, Canada. Chacune est une variation d'installation sur le thème de la disparition et du souvenir. Dans Réserve : la Fête de Pourim, 1989, ou dans Réserve Lac des morts, 1990, les vêtements sont laissés au sol ; dans Réserve du Musée des enfants, 1989, ils sont empilés en rang (1).

Avec la Réserve de 1990, Boltanski tapisse les murs d’une salle entière de vêtements usagers, voire poussiéreux, qui répandent une odeur de grenier. Car la forte présence de l’œuvre ne se manifeste pas seulement visuellement, mais par une dimension olfactive trop rarement exploitée en art plastique (2).
Comme les autres œuvres de la série, la Réserve de 1990 crée un environnement incitant à une méditation mélancolique sur le corps comme enveloppe vulnérable, sur la vanité et sur la mort, qui sont les sujets de prédilection de Boltanski durant les années quatre-vingt-dix.

(1) Pour connaître cette œuvre : voir l’exposition « Dernières années » au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
(2) Une des œuvres des collections du Musée national d’art moderne qui explore le mieux cette dimension avant la Réserve de Boltanski est l’installation Plight de Beuys, 1985 (visible dans la Collection en ligne, numéro d'inventaire AM 1989-545).

mardi 26 janvier 2010



Un détenu dans une chambre de compression perd connaissance (puis meurt) au cours d’une expérience destinée à déterminer à quelles altitudes les personnels volants pouvaient survivre sans oxygène.

Source:

la solution finale du problème Juif" , c'est-à-dire l'élimination intégrale de tous les Juifs d'Europe


Dès leur arrivée , les déportés sont immédiatement gazés , puis leurs corps brûlés dans les fours crématoires .


Les bijoux , les dents en or ... sont fondus pour en faire des lingots.
les cheveux des prisonniers tonsurés sont destinés aux usines textiles (les nazis comptaient en faire des chaussettes ou des matelas). Rien ne se perdait
Les cendres des déportés brûlés dans les fours crématoires servent d'engrais.